FILMER LE DIALOGUE J 13/3/2025, les élèves de cycle terminal d’Histoire des arts ont échangé avec la réalisatrice de « Petites » avant de passer devant et derrière la caméra.

Après la projection très appréciée de "Petites" au Sélect à laquelle ont assisté les 2des -qui ont écrit des critiques (voir p.j) -et les HIDA le 29/1, ces derniers ont pu bénéficier de la venue au lycée de la réalisatrice Julie Lerat-Gersant afin de procéder à un atelier de réalisation.

Julie Lerat-Gersant réalisatrice de « Petites »

Flanquée de Renaud Prigent coordinateur régional de lycéens au cinéma, habile monteur ; les 1ères puis les Terminales ont pu échanger sur la genèse de ce 1er long-métrage, les enjeux de la grossesse précoce, le besoin de soutien et d’amour des adolescents, le passage à l’âge adulte, les relations mère/fille...

Guidés par J.Lerat-Gersant, les 1ères HIDA rejouent une scène.

Après avoir analysé différentes séquences, ils ont pu mettre en pratique la possibilité de rejouer et de filmer une même scène selon deux techniques : le plan-séquence et le champ/ contrechamp (des vidéos à voir bientôt).

Lou-Ann et Satine à la caméra

Ce travail en équipe leur a permis d’aborder partiellement mais concrètement le métier de cinéaste, d’assistante, d’acteurs et de camérawoman.

Yann Le Jossic

Au tour des Terminales
Les Terminales Hida en tournage


STORTZ Lynn 2G
Critique du film "Petites" réalisé par Julie Lerat-Gersant

J’ai beaucoup aimé le mélange de drame et de romance dans ce film. La globalité est plutôt dramatique mais malgré ce cadre, il y a des moments fusionnels entre Camille et les autres mamans, avec son petit copain ou encore sa mère. Les relations qu’entretiennent les personnages entre eux sont vraiment réalistes car elles montrent les hauts comme les bas.

Les divers personnages ayant chacun des histoires différentes viennent néanmoins de la même catégorie sociale et ça m’a déplu, c’est peut-être le seul reproche que j’aurais à faire. C’est un des aspects du film que j’ai le moins approuvé car même si la plupart des jeunes mamans se retrouvant dans des centres maternels comme celui présenté sans ce film viennent de familles défavorisées, certaines peuvent aussi venir de milieux plus aisés. Cela peut pousser à la stigmatisation des jeunes mamans. Je les ai par ailleurs trouvées vraiment attachantes car leurs histoires sont compliquées et au fil du temps on apprend vraiment à les connaître. Ce film montre vraiment tous les aspects d’être une maman précoce et tous les problèmes rencontrés. Malgré ça, elles ne sont jamais jugées, on voit leurs erreurs, leurs faiblesses, mais on comprend aussi pourquoi elles agissent comme ça. La réalisatrice, Julie Lerat-Gersant, a montré avec précision des scènes assez dures mais qui étaient nécessaires pour montrer la réalité de la vie de ces jeunes filles. On est vraiment rentré dans l’intimité des personnages en partageant des moments clefs de leurs vies.

Le droit à l’avortement est un droit qui me tient à cœur et j’ai vraiment apprécié la façon subtile dont il a été abordé. En France, une femme peut recourir à l’avortement jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée et dans le film, Camille est à 4 mois de grossesse, donc le fait qu’elle soit pile à la limite est vraiment émouvant. De plus, puisqu’elle n’avait pas un ventre très formé, ça nous laisse imaginer qu’elle ne savait peut-être pas qu’elle portait la vie quand il était encore temps d’avorter. Un autre point qui m’a vraiment émue, c’est le fait que Mehdi a tout fait pour essayer de récolter de l’argent afin de lui permettre de laisser Camille avorter dans un autre pays. Son innocence m’a vraiment touchée car il a fait de son mieux mais ne se rendait pas compte à quel point les délais étaient serrés.

Pour conclure, c’est un film que je pourrais conseiller à n’importe qui. Il ne tourne pas au mélodrame car il ne cherche pas à nous faire pleurer mais plutôt à réfléchir sur la manière dont on traite les jeunes en difficulté et sur l’importance de l’écoute et du soutien. C’est un film qui m’est restée en tête un moment et sur lequel j’ai adoré débattre avec mes camarades. J’ai vraiment adoré qu’on aborde ce sujet si délicat, ce qui est très rare dans le monde cinématographique.

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